HelpX (première partie): La découverte d’un nouveau mode de vie avec Paul et Anne

Si l’aventure Oz Green est avant tout une expérience humaine et un appel à voyager différemment; elle est aussi paradoxalement, nous n'avions jusqu’à présent pas suffisamment côtoyé d’australiens, de personnes qui pourrais nous parler de leur vie, de leur ressentit, de se qu’ils pensent de leur pays. Pour s’imprégner de la culture australienne, la seule et unique solution est de les côtoyer en permanence en vivant auprès d'eux.
A l’aide du site internet d’Help Exchange, concept que nous avons déjà eu l'occasion de vous décrire précédemment, nous avons pris contact avec Paul et Anne, un couple australien désireux d’obtenir de l’aide pour mettre en place un grillage autour de leur jardin botanique en échange du repas et du logis. Comme prévu lors de l’achat du van, nous désirions voyager avec du monde, c’est pourquoi nous sommes à se moment là accompagnés de Tanguy et de Hanna, des amies que nous avons rencontrés sur Coffs Harbour.
Goolawah et la notion de « Communauté » en Australie
Juridiquement parlant, une communauté est une propriété privée sous forme de coopérative dans laquelle des gens achètent des parcelles de terrain. En réalité nous apprendrons très vite que la notion de communauté inclue de nombreux autres aspects basés avant tout sur les relations humaines, sur un mode de vie unique et sur l’échange…
Paul et Anne ont intégrés la communauté après des années de vie citadine: le premier à Sydney, la seconde à Melbourne. « A Sydney, on ne vit que pour l’argent, on vit pour travailler alors qu’on devrait travailler pour vivre » nous dit Paul avant d’ajouter « je me contente de travailler pour vivre, je trouve donc beaucoup de temps pour faire de nombreuses autres activités »
L’avantage d’une semaine en Help X est de pouvoir combiner rentabilité financière, échange avec une population nouvelle et découverte de la culture locale. C'est pourquoi nous avons pris contact avec le couple.
« L’avantage de vivre au sein d’une communauté est de permettre une ouverture d’esprit et un échange permanent entre voisin. » nous dis Anne, « Mais cela implique automatiquement des côtés néfastes, simplement car il faut réussir à s’entendre avec tous ses voisins et ce n’est pas forcément le cas. »
La vie chez Paul et Anne
Nos deux hôtes font partis des pionniers de la communauté Goolawah. Si la plupart des maisons de la communauté sont en matériaux de récupération ( tôle essentiellement), Paul et Anne viennent de finir de bâtir par eux même leur maison. Faites à l’aide d’une brique légère, elle combine éco-conception et excellente isolation thermique. Les nombreux modules photovoltaïques, installés par Anne, permettent une indépendance énergétique totale. Les batteries permettent d’utiliser l’installation non raccordé au réseau à condition bien sûr d’utiliser l’énergie de façon raisonné. C’est là un élément essentielle pour le couple avec lesquels j’ai eu à nouveau l’occasion de parler de sobriété énergétique. « C’est bien beau de parler d’énergie renouvelable » nous dit Anne, « mais l’important c’est de changer nos comportement pour utiliser le moins d’énergie possible. » Épatés par tant d’éco-responsabilité, Paul minimise nos propos en affirmant, qu’au final, il vit dans le confort, qu’il possède des ordinateurs, un écrans plat et un ampli de bonne qualité. Il admet donc être quelqu’un de relativement conscient des enjeux environnementaux sans être non plus irréprochable ni moralisateur. C’était là l’une des principale qualité de ce couple: conscient qu’il est nécessaire de faire son maximum pour préserver notre environnement, tout en admettant que nous avons besoin d’argent, d’un toit et d'électricité.
Nous, candides que nous sommes comparons facilement le principe de communauté à la culture hippie. Mais Paul se dit très loin des hippies qu’il n ‘hésite d’ailleurs pas à critiquer ouvertement, les considérant comme peu travailleur, réactionnaires sans pour autant faire réellement bouger les choses.
HelpX, un concept davantage basé sur l’échange que sur le travail
Help X est une plate-forme internet qui permet la mise en relation entre des propriétaires et des voyageurs de passage. Le « Helper » propose ses services au « Hoster » en échange du logis et de la nourriture. Nous réalisons rapidement que le Help X, c’est au final bien plus que ça…
Nous apprenons très vite à appréhender les tâches que nous propose le couple davantage comme une aide courtoise et sympathique qu’ un travail rémunéré en nature. Oubliant rapidement que nous faisons cela pour économiser de l’argent, la notion de travail perd très rapidement tout son sens. Si bien que le véritable échange dans ce concept n’en devient que humain.
Le principal travail auquel nous conviait chaque matin Paul consistait à élaborer un grillage au dessus de son jardin afin d’en empêcher l’accès aux oiseaux, iguanes et autres animaux peu dociles avec les animaux de compagnies. Régulièrement, Paul perd lapins, cochons d’indes et canards. Il a ensuite fallu y ajouter une couche en plastique sur le quart de jardin afin d’assurer un effet de serre et une protection contre la pluie.
Une semaine aussi sous le signe de la découverte et de la détente
Preuve de leur attachement à ne pas uniquement profiter d’une main d’œuvre peu coûteuse, Paul et Anne nous ont donné rendez-vous dans un camping où ils comptaient passer le week end. Certains de leurs amis y faisait une représentation avec leur groupe de musique. Nous retrouvons donc Anne et Paul au milieu de nulle part (difficilement mais surement), sur la côte est de l’Australie à une petite vingtaine de kilomètres de Cressend Head. Le trajet intégrait de nombreuses pistes à la limite du praticable pour notre bon vieux van. Ayant annoncé notre arrivé dans le courant de l'après midi, nous arrivons de nuit. Le lendemain matin, nous découvrons enfin la beauté des lieux et réalisons à quel point il est plus intéressant de suivre les conseils d’australiens que ceux des guides touristiques habituels où ceux de Backpackers rencontrés sur la route. Pour preuve, nous réalisons vite être les seuls étrangers du camping, à croire que les australiens souhaitent protéger une partie de leur littoral du tourisme de masse. Nous ressentons vite une sensation de privilège incroyable.
Nous regagnons ensuite la demeure du couple dans la communauté à une cinquantaine de bornes du campings (voir plus haut), pas question de commencer le travail , on nous propose rapidement de partir pour une randonnée en kayak avec bivouac dans les bois. Malgré le mauvais temps, l’expédition est appréciée de tous et nous apprenons à connaître les quelques jeunes de la communauté. La randonnée est toute particulière car elle nous en apprend encore de nouveau sur des phénomènes naturelles que nous ne connaissions pas. Plus qu'une simple rivière, l'eau de celle-ci était en fait salée. Ce qui était particulièrement épatant était que, comme les océans, la rivière était sensible aux marrées. De fait, il était nécessaire de prévoir les horaires des marées car le courant changer régulièrement de sens. On a donc pu faire l'aller et le retour sur la rivière, le courant changeant de sens quotidiennement.
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Pas mal du tout ce petit article ! Hormis le fait que vous n’avez pas le droit d’avoir peur des araignées comme ça …
Bises et bonne continuation.