Un petit tour de la Tasmanie
Après avoir passé un peu plus d’une semaine à Melbourne, on est parti (avec un ami de France : Romain) en Tasmanie munis d’un sac à dos chacun, pour trois semaines, avec comme unique plan de n’utiliser que le stop. Nous n’avions donc rien prévu, et ne nous étions que très peu renseigné sur les endroits touristiques.
La Tasmanie, cette île de 90 000 km2 est un des huit états que comporte l’Australie. Elle est située au sud-est du continent Australien et est connu pour la richesse de sa faune et sa flore. Plus d’un tiers du territoire y est classé ou préservé.
Premier jour de stop, et première voiture qui s’arrête alors que nous n’avions même pas encore tendu le pouce. Décidément notre appréhension quant à faire du stop à trois s’est vite envolée. Le fait d’avoir un sac à dos de backpacker rassure apparemment beaucoup les conducteurs. Les heures de voyages passées avec les locaux nous ont permis de connaître les meilleurs endroits de l’île; c’est bien plus agréable d’avoir des conseils de locaux que de les trouver dans les guides touristiques, avec en prime quelque bons plans peu connus des touristes.
On a ainsi pu découvrir toute la côte est sans problèmes, le tout en stop et en une semaine. On a également pu apprécier des paysages somptueux, dormir sur des plages paradisiaques, approcher de tout près des wallabies, le tout moyennant quelques euros par jours et par personne puisqu’on plantait la tente un peu n’importe où : sur les plages, des aires de repos, des parcs, ou en pleine nature. Même si le stop fonctionnait relativement bien, il nous est arrivé de marcher quelques kilomètres sans qu’aucune voiture ne s’arrête.

Voilà à quoi se limitait notre nourriture durant une grande partie de notre séjour. Nouilles, thon et poulet en boîte
Nous sommes arrivés à Hobart (capitale de l’état de Tasmanie) pour le 26 janvier, jour de la fête national, ou « Australian day », soit la commémoration de la création de la première colonie britannique sur le sol australien. Malheureusement, on s’est aperçu que bien peu de monde était au courant de l’origine de leur propre fête nationale, et que celle-ci était, à notre surprise, liée à l’histoire colonialiste britannique, bien avant l’indépendance du continent australien.
Après avoir passé quelques jours en camping à Hobart, nous avons décidé de partir en direction de l’ouest, une région plus sauvage et plus montagneuse. Mais une journée de stop plus tard, alors que l’on souhaitait s’attaquer à l’ascension du Mont Anne (proche du lac Pedder) , on s’est vite rendu compte de la difficulté de faire du stop dans une partie moins touristique. Loin de faire partie des montagnes les plus connus de Tasmanie, le site possède néanmoins de magnifiques randonnées. Chaque voitures nous permettait d’avançer de seulement 5 ou 6kms, et les locaux possédaient un accent très prononcé, ce qui rendait toute discussion très complexe.
On décida finalement de renoncer à une quarantaine de bornes du départ des randonnées, étant bloqués sur la route et les voitures se faisant de plus en plus rare. On fera demi tour, et reviendront finalement le soir au point de départ.
On réussira tout de même par faire une randonnée : l’ascension du Mont Cradle dans le populaire parc des Cradles Mountain. On parviendra ainsi à grimper sur le troisième sommet le plus haut de Tasmanie (1545m, ridicule si on compare à nos Alpes Françaises), munis de nos gros sac à dos. Pour rentrer en stop le lendemain, c’est une guide du parc qui nous prendra, et nous permettra d’avoir une visite guidée de toute la région … et le tout gratuitement!
Plus que 2 jours à attendre avant de rentrer sur le « Main Land », et retrouver notre van.
La Tasmanie pour nous fut une réelle aventure, nous avons parcouru 1092 kms en autostop. Cette manière de voyager est vraiment très intéressante humainement, nous permettant de rencontrer un nombre incalculable de personnes venant de milieux totalement différents, et de vraiment connaître la population locale dans toute sa mixité. Cela nous a également permis de se créer un itinéraire unique, découvrant des endroits n’étant pas inscrit sur les guides touristiques. Toutefois voyager en stop est épuisant. En effet, on passe une grande partie de nos journées sur la route, ou dans des voitures, et à répéter sans arrêt les mêmes choses à nos conducteurs. Heureusement que l’on a pu parcourir de grandes distances avec certains, ce qui nous a permis d’échanger plus longuement.
Mais cela reste tout une même un expérience unique, avec des souvenirs pleins la tête et les moments de galère rendaient les autres instants encore plus plaisant.
Voilà un petit résumé de tous les kilomètres que l’on a parcouru durant ces trois semaines. Les kilomètres parcourus à pied sont soit parcouru sur la route en attendant qu’une voiture nous prenne soit en randonnées.
| Date | Kms parcourus | Nombre de | Kms parcourus | Distance |
| en stop | voiture | à pied | ||
| 21/01/12 | 101 | 4 | 14 | 115 |
| 22/01/12 | 34 | 2 | 17 | 51 |
| 23/01/12 | 78 | 4 | 16 | 94 |
| 24/01/12 | 41 | 1 | 11 | 52 |
| 25/01/12 | 194 | 3 | 13 | 207 |
| 28/01/12 | 22 | 1 | 3 | 25 |
| 29/01/12 | 227 | 7 | 6 | 233 |
| 30/01/12 | 0 | 0 | 7 | 7 |
| 31/01/12 | 87 | 3 | 16 | 103 |
| 02/02/12 | 82 | 2 | 14 | 96 |
| 03/02/12 | 101 | 2 | 8 | 109 |
| Total | 967 | 29 | 125 | 1092 |
Anecdote 1 : Dans le parc national du Freycinet, sur une plage paradisiaque, on plante la tente et avons des nouilles comme repas du soir. Seulement voilà, nous avons juste assez d’eau douce pour boire pour les trois heures de marche qui nous reste à parcourir le lendemain. Mais comme on a déjà beaucoup marché le jour même, il nous faut bien reprendre des forces, il ne nous reste qu’une solution : les faire cuire… à l’eau de mer. On savait que c’était fortement déconseillé, mais quand il n’y a pas le choix… Et même si les premières bouchés s’avalent plutôt bien, la fin du plat devient immangeable, et la concentration en sel était telle que la soif nous gagne rapidement. Cette erreur nous aura dégouté des nouilles pendant un bon moment.
Anecdote 2 : Durant la deuxième semaine, nous devons repartir d’un parc national pour rejoindre la ville de Hobart. On attend environ 30 minute avant qu’une voiture s’arrête. Un type d’environ le cinquantaine nous propose de nous emmener, il ne comprend déjà pas très bien notre direction. Une fois en route, une bière à la main, criant à tout va, et répétant les mêmes choses toutes les cinq minutes, on se rend vite compte qu’il est sous les effets de l’alcool. Sa conduite, bien que très lente de nous rassure pas du tout, et ce qui nous faisait rire au début, ne nous amuse plus du tout une fois que l’on a compris son état. On arrivera finalement à destination après environ 45 minutes de route un peu particulière.
Anecdote 3 : On peut dire qu’on a plutôt eu de la chance avec le temps, puisque malgré la fraîcheur des nuits (entre 5 et 10°) on a subit seulement deux jours de pluie en trois semaine. Mais une nuit, sous la tente le vent s’est levé, et a soufflé fort! Et on s’est rendu compte que nos tentes à 30$ n’était vraiment pas solide. Elles se pliaient entièrement sur nous, et quand la pluie s’est mise à tombée, forcément, nous n’étions absolument pas protégé. Enfermé dans nos duvet ne laissant dépassé uniquement le nez pour respiré, on a laissé passé l’orage qui n’a duré heureusement que 20 minutes. Un sacré coup de chance car on commencé déjà à être bien trempé, et n’avions absolument aucun endroit où s’abriter avant des kilomètres.














Sympa votre parcours dommage que vous n’avez pas été un peu plus dans le sud! Cradle mountain est pas mal surtout l’overland track et wineglass bay est magnifique
Salut Jonathan,
Quelle belle aventure et quel beau projet! Bravo! Bonne continuation!
Bises de Christian et Marie -Hélène.